Prix Nobel de la Paix 2011

Prix Nobel de la Paix 2011

Après le président des Etats-Unis Barack Obama (2009) et le dissident chinois Liu Xiaobo (2010), qui sera le Prix Nobel de la Paix 2011 ? Réponse en octobre prochain à Oslo (Norvège), où siègent les cinq membres d'un Comité Nobel qui ne manque en tous cas pas de candidats pour 2011.

À la date-limite du 1er février fixée pour le dépôt des candidatures, pas moins de 241 prétendants — 188 individus et 53 organisations — restent en effet en lice pour recevoir la prestigieuse récompense, selon Geir Lundestad, directeur de l'Institut Nobel. La liste complète des prétendants reste secrète, conformément aux statuts du Prix Nobel, mais les parrains des candidats peuvent toutefois annoncer publiquement l'identité de l'organisation ou de la personnalité qu'ils soutiennent.

Parmi les nominés du cru 2011, on sait donc déjà que figure WikiLeaks, le site d'information créé par l'Australien Julian Assange. Son parrain, le député norvégien Snorre Valen, justifie cette proposition par le fait que WikiLeaks a rendu public "la corruption, les crimes de guerre et la torture", ce qui correspond parfaitement aux volontés définies dans le testament d'Alfred Nobel. Selon ce texte fondateur, le Prix Nobel de la Paix doit en effet récompenser "la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix".

La russe Svetlana Gannouchkina, co-fondatrice des ONG "Assistance aux citoyens" et "Mémorial de défense des droits humains", est également nominée pour son travail en faveur de la protection des libertés en Russie.

Figurent aussi sur la liste les trois "pères" de l'internet: Larry Roberts, Vint Cerf et Tim Berners-Lee, ainsi que la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, l'activiste et blogueuse kényane Ory Okolloh, l'ex-chancelier allemand Helmut Kohl et le dissident cubain Oswaldo Paya Sardinas. L'Union Européenne (UE) est également pré-sélectionnée en tant qu'institution oeuvrant en faveur de la paix par la voie diplomatique (ce qui reste discutable).

Enfin Geir Lundestad indique de son côté, sans dévoiler les identités, que plusieurs nominés sortent tout droit de l'actuel Printemps du monde arabe et reflètent "la situation observée en Tunisie, en Egypte et en Libye notamment".

Parmi les anciens récipiendaires les plus connus du Prix Nobel de la Paix, citons entre autres Theodore Roosevelt (1906), Albert Schweitzer (1952), la Croix-Rouge (1963), Martin Luther King (1964), Henry Kissinger (1973), Andreï Sakharov (1975), Amnesty International (1977), Mère Teresa (1979), Lech Walesa (1983), Mikhaïl Gorbatchev (1990), Aung San Suu Kyi (1991), Nelson Mandela (1993), Yasser Arafat (1994), l'ONU (2001), Jimmy Carter (2002), Al Gore (2007) ou encore Barack Obama (2009).