Barack Hussein Obama
Barack Hussein Obama

Barack Obama — Barack Hussein Obama pour l'Etat-Civil — est né le 04 août 1961 à Honolulu (Hawaï). Ses parents, étudiants à l'Université de Hawaï, se sont mariés l'année précédente. Le père, Barack Hussein Obama Sr. (1936-1982), est un kenyan noir originaire de l'ethnie Luo. Élevé dans la tradition musulmane mais non pratiquant, il deviendra premier économiste au Ministère des finances du Kenya dans les années '70 avant d'être limogé lors d'un changement de pouvoir et de se tuer dans un accident de voiture en 1982. Sa mère, Stanley Ann Dunham (1942-1995), future anthropologue auteur d'une volumineuse thèse sur la vie des forgerons ruraux en Indonésie, est une blanche américaine de religion chrétienne originaire du Kansas, lointaine descendante de Jefferson Davis. Le jeune couple mixte divorce en 1963, deux ans après la naissance de l'enfant, dont le prénom "Barack" signifie "béni" en hébreu et en arabe (le nom "Obama" signifie lui "lance enflammée" dans la langue swahili de son père).

Agé de six ans, Barack Obama suit sa mère, qui s'est remariée avec un indonésien cadre supérieur dans le pétrole, L. Soetoro. Il passe à Djakarta (Indonésie) quatre années de son enfance, de 1967 à 1971, effectuant deux ans de scolarité dans une école musulmane puis deux autres dans un établissement catholique. Soucieuse de lui donner une bonne éducation, sa mère l'envoie ensuite chez ses grands-parents maternels à Honolulu afin qu'il soit scolarisé au collège de Punahou, un établissement privé plutôt réservé aux enfants de l'élite blanche. Sa mère, de nouveau divorcée, et sa demi-soeur indonésienne (Maya Soetoro-Ng, née en 1970), le rejoignent bientôt à Hawaï. Il est bon élève, en outre passionné et excellent joueur de basket, mais c'est aussi l'époque des états d'âme solitaires et des crises identitaires adolescentes. "J'ai appris à passer de mon monde noir à mon monde blanc", écrira-t-il plus tard, "Conscient que chacun d'eux possédait son langage, ses coutumes et ses signes, convaincu qu'il suffisait d'un effort de traduction de ma part pour qu'ils se rejoignent". La famille vit modestement, en partie grâce aux bons des services d'aide sociale, et Barack Obama bénéficie d'une bourse pour suivre ses études jusqu'à l'obtention du diplôme d'entrée aux classes préparatoires.

À la sortie du lycée en 1979, Barack Obama suit deux années d'études à l'Occidental College de Los Angeles (Californie) avant d'intégrer en 1981 la Columbia University de New York d'où il sort deux ans plus tard avec une licence en Sciences Politiques et en Relations internationales. Il déménage à Chicago où il a décroché un emploi d'analyste d'affaires dans un grand cabinet financier. Mais il abandonne bientôt ce début de carrière prometteur et lucratif pour travailler comme animateur social, payé 800 dollars par mois par une église chrétienne progressiste des quartiers défavorisés. Il travaille alors auprès du pasteur noir Jeremiah Wright, qui deviendra son ami, et se convertit au Christianisme. Il s'engage activement dans un combat contre les inégalités et les discriminations raciales et lutte pour les droits de ses concitoyens noirs.

En 1988, Barack Obama reprend ses études. Il entre à la Harvard University pour trois années d'études de Droit couronnées par un diplôme de Juris doctor (doctorat) avec mention magna cum laude. Il retourne ensuite à Chicago où, de 1991 à 2005, il travaille comme juriste co-gérant du cabinet d'avocats spécialisé dans les droits civiques "Davis, mineur, Barnhill et Galland". Il occupe aussi parallèlement diverses autres fonctions, comme entre autres celles d'éditeur en chef de la prestigieuse Harvard Law Review et de Conférencier en droit constitutionnel à l'Université de Chicago.

En 1992, Barack Obama épouse la juriste Michelle Robinson qu'il a rencontré en 1989 lors d'un stage d'études. Elle lui donnera deux filles: Malia Ann, née en 1999, et Natasha, née en 2001. Michelle Robinson-Obama, issue d'une famille ouvrière noire du South Side de Chicago, diplômée de Princeton et de Harvard, est une brillante avocate chargée notamment des relations extérieures et communautaires de l'hopital universitaire de Chicago. Figure du parti démocrate local, elle a beaucoup aidé son mari à conquérir les réseaux politiques du maire de Chicago, Richard M. Daley, dont elle est proche, et contribue aujourd'hui activement à sa campagne électorale.

Les années '90 marquent l'intérêt de Barack Obama pour la politique. Proche de la nouvelle gauche libérale progressiste, voire radicale, Barack Obama milite en 1992 pour l'élection de Bill Clinton, d'abord dans les primaires démocrates, ensuite dans la campagne du candidat opposé à George H. W. Bush pour la présidence des Etats-Unis. Il s'engage également la même année dans la campagne pour l'élection au Sénat de l'Illinois de Carol Moseley-Braun. Inspiré par les luttes de Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela, il défend activement les causes des noirs, des pauvres, des gays, des étudiants, de l'environnement, et plus généralement opposé à l'ordre moral des néoconservateurs, s'engage dans tous les combats "gauchistes": luttes contre la peine de mort, contre le Sida, pour l'avortement, pour la justice sociale, etc...

En 1995, il publie un remarquable essai autobiographique intitulé Dreams from My Fathers (Les Rêves de mes pères) où il raconte son parcours à la fois d'enfant en quête d'un père et de métis vu comme un noir par l'Amérique blanche.

Barack Obama débute véritablement sa carrière politique en 1996, lorsqu'il est élu dans la 13e circonscription de Chicago (quartiers pauvres du South Side et de Hyde Park) au Sénat de l'Illinois. Il y est nommé président du comité de santé publique et lutte activement pour étendre la couverture maladie aux populations les plus défavorisées de l'Etat. En 2000, il se porte candidat pour l'élection à la Chambre des représentants mais perd contre l'ancien black panther Bobby Rush. En 2003, il est l'un des rares élus américains à participer à des manifestations pacifistes et à prendre clairement position contre la guerre en Irak. En juillet 2004, son charisme, son éloquence et son discours très remarqué en faveur d'une autre Amérique que celle de George W. Bush, font de lui la vedette de la convention démocrate réunie pour désigner John Kerry candidat à l'élection présidentielle. Le 2 novembre de la même année, il est élu Sénateur démocrate de l'Illinois au Congrès des États-Unis, avec 70% des voix contre 27% à son adversaire républicain, Alan Keyes. Seul afro-américain à siéger au Sénat, et troisième de toute l'histoire des Etats-Unis depuis 1865, il prend officiellement ses fonctions de sénateur le 5 janvier 2005.

Une grande maison d'édition lui offre 1,9 million de dollars pour écrire trois livres sur son parcours et ses convictions politiques. Le premier volume, The Audacity of Hope, Thoughts on Reclaiming the American Dream (L'audace d'espérer, Une nouvelle conception de la politique américaine), est sorti en octobre 2006 et caracole depuis au top des ventes en librairie.

Élection présidentielle de 2008.

Le 10 février 2007, Barack Obama se déclare officiellement candidat à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 2008, malgré la forte concurrence d'Hillary Clinton. Depuis, il ne cesse de monter dans les sondages, de rallier des soutiens de poids et de récolter des montants records de dons pour financer sa campagne électorale. Il parvient à s'imposer dans les primaires après une lutte acharnée d'Hillary Clinton et obtient le seuil requis des 2118 délégués nécessaires pour être investi. Hillary Clinton jette finalement l'éponge et se rallie à sa candidature au début du mois de juin 2008. Il obtient dès lors le soutien de nombreuses personnalités, de Al Gore à Bill Clinton en passant par John Kerry, John Edwards, la famille Kennedy, Warren Buffett, George Soros, George Clooney, Michael Moore, Matt Damon, Will Smith, Ben Affleck, Robert De Niro, Halle Berry, Sophia Bush, Scarlett Johansson, Toni Morrison, Oprah Winfrey, Will.i.am, etc, et même plus tard, Colin Powell, ex-chef d'état-major des armées et Secrétaire d'État de George W. Bush. Plusieurs grands quotidiens nationaux et régionaux déclarent également s'engager à ses côtés. En juillet, Barack Obama se rend en Afghanistan, en Irak, en Israël, en Allemagne (où il prononce devant une foule enthousiaste un discours aux accents kennediens et reaganiens), en France et au Royaume-Uni. En août, il choisit comme colistier Joseph Biden, sénateur du Delaware et président de la commission des Affaires étrangères au Sénat. Il est investi candidat officiel du parti lors de la Convention démocrate de Denver (Colorado) le 28 août, jour du 45e anniversaire du célbre discours de Martin Luther King, I have a dream. Le magazine Time le classe 3e sur la liste des cent personnes les plus influentes au monde.

Dans la course à la Maison Blanche, Barack Obama affronte le sénateur néo-conservateur John McCain, désigné lui au mois de mars 2008 par le parti Républicain. Ses adversaires politiques, jouant sur le racisme et l'islamophobie latente d'une partie des américains, ainsi que sur la peur du terrorisme, ne manquent pas de rappeler son deuxième prénom, Hussein, et font rimer Obama avec Oussama. Mais pour beaucoup d'américains désabusés par huit années de cynisme politique, il incarne l'espoir et la renaissance du rêve américain de société égalitaire et multi-raciale. Son programme séduit de larges pans de l'électorat: femmes, jeunes, personnes âgées, et pas seulement afro-américains, son talent consistant à dépasser l'enjeu racial sans toutefois renier ses origines. En pleine crise financière planétaire, alors que l'Amérique se découvre en quasi faillite, il parvient à imposer sa stature présidentielle lors des grands débats télévisés qui l'opposent à John McCain. Sa cote ne cesse de grimper dans les sondages et toutes les enquêtes d'opinion sur les intentions de vote lui allouent de 6 à 12 points d'avance sur son adversaire. Fort d'un trésor de campagne de plus de 600 millions de dollars (contre 150 millions pour McCain), il martèle son message au peuple américain via d'intenses et couteux spots publicitaires, dont notamment un film de 30 minutes diffusé fin octobre sur les sept plus grandes chaînes de télé du pays.

Le 04 novembre 2008, Barack Obama, 47 ans, est élu 44e président des États-Unis d'Amérique avec 52,5% des suffrages contre 46,2% pour son rival républicain John McCain (64.908.616 voix et 364 grands électeurs contre 57.083.294 voix et 162 grands électeurs). Il est le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis. Officiellement investi le 20 janvier 2009, devant plus de deux millions de personnes venues participer à Washington à ce jour historique, Barak Obama commence sa présidence dans un contexte de guerre américaine en Irak et en Afghanistan, de conflit israélo-palestinien tendu (Massacre par Israël de plus de 1.300 palestiniens de la Bande de Gaza) et de grave crise financière et économique mondiale.

Neuf mois de politique économique, sociale et étrangère.

Le 26 février, le nouveau locataire de la Maison-Blanche dévoile le budget qu'il compte mettre en place pour les exercices 2009 et 2010. Ce budget prévisionnel doit investir, selon lui, "dans trois domaines absolument vitaux pour l'avenir de notre économie: l'énergie, l'éducation et la santé". Il prévoit pour 2009 un déficit colossal de 1.750 milliards de dollars et des dépenses de 3.940 milliards, mais doit permettre de sortir l'économie américaine de la récession dans laquelle son prédécesseur George W. Bush l'a amenée en laissant une ardoise de plus de 1.000 milliards de dollars. Pour l'exercice 2010, le déficit est estimé à 1.171 milliards de dollars et les dépenses doivent atteindre 3.550 milliards. Devant les membres du Congrès, Barack Obama fait part de son intention de diviser par deux le déficit d'ici à 2013. Côté ressources, il prévoit également d'augmenter les impôts sur le revenu des Américains les plus riches en faisant passer le plafond d'imposition maximum de 35 à 39,6%. Parmi ses autres mesures budgétaires, il prévoit une rallonge de 250 milliards de dollars supplémentaires pour le sauvetage des banques de 200 milliards de dollars pour l'effort de guerre américain en Afghanistan et le retrait des troupes d'Irak. Enfin il propose de développer les énergies propres susceptibles de dégager des revenus, notamment en mettant en place un système d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre. Le 17 juin, Barack Obama présente au Congrès un plan de régulation des marchés financiers, annoncé comme la plus vaste réforme du secteur depuis les années 1930. Une transformation en profondeur du système qui comprend notamment la création d'une agence de protection des consommateurs et d'une nouvelle autorité de supervision des institutions financières.

Sur le plan social, Barack Obama met en avant l'extrême urgence du dossier de réforme de la santé. Le 05 mars, devant plus de 120 participants représentant médecins, patients, assureurs, groupes pharmaceutiques et élus réunis à la Maison Blanche, il lance ce chantier en invitant le Congrès à légiférer dès cette année. Conformément à sa promesse de campagne électorale, il souhaite que tout soit mis en oeuvre rapidement pour permettre aux 48 millions d'Américains pauvres qui n'ont pas de couverture santé (sur une population de 303 millions) d'être assurés gratuitement. Un fonds de 634 milliards de dollars est créé pour la mise en place de cette assurance universelle. Cette réforme est sans doute la plus cruciale du début de mandat de Barack Obama mais elle attaque directement l'un des fondements du système américain en mettant l'Etat en concurrence avec l'entreprise privée, en l'occurence les très puissantes compagnies d'assurances. Les Républicains se mobilisent sur le sujet et mènent durant l'été 2009 une campagne aussi massive qu'outrancière qui parvient à entamer légèrement sa cote de popularité.

Au niveau de la politique étrangère, c'est surtout vers le Proche-Orient, où s'éternise le conflit israélo-palestinien, que semble se tourner en priorité la nouvelle administration. Le premier appel téléphonique du 44e président des Etats-Unis à un dirigeant étranger est pour le palestinien Mahmoud Abbas, ce avant même un contact avec le premier ministre israélien Ehud Olmert, jusqu'alors considéré comme l'interlocuteur privilégié de Washington. George Mitchell, un diplomate compétent et relativement impartial, artisan sous Bill Clinton d'un processus de paix torpillé ensuite par le tandem George Bush / Ariel Sharon, est également envoyé en tournée dans la région. En réservant son tout premier entretien télévisé à une chaîne arabe et en appelant à un nouveau partenariat avec le monde musulman "basé sur le respect et l'intérêt mutuel", Barack Obama donne aussi des gages au monde arabo-musulman. Évoquant l'Iran, interlocuteur incontournable du dossier car soutien actif du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais, au même titre par ailleurs que la Syrie, le président américain s'engage en outre à élargir le champ des négociations et à privilégier le dialogue, quitte à fâcher les dirigeants israéliens va-t-en-guerre. Le 20 mars 2009, dans un enregistrement vidéo destiné à être diffusé sur plusieurs chaînes du Moyen-Orient, il s'adresse directement à Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d'Iran, afin de tourner la page de trois décennies de politique américaine hostile vis-à-vis de Téhéran. "Mon administration est désormais dévouée à une diplomatie incluant l'ensemble des questions qui se présentent à nous, en vue de nouer des liens constructifs", déclare-t-il. Les 06 et 07 avril, la visite en Turquie du président américain est de nouveau l'ocassion de réaffirmer la politique d'apaisement de Washington vis-à-vis du monde musulman. Il déclare que les Etats-Unis "ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l'Islam", s'adresse de nouveau à l'Iran en termes constructifs, réaffirme sa volonté de parvenir à la paix entre Israéliens et Palestiniens et réitère son soutien à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne. Le 18 mai, il reçoit à Washington le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, à qui il réafirme clairement son souhait de voir la création d'un Etat palestinien aux côtés de l'Etat israélien. Au grand dam des Israéliens habitués jusqu'alors à voir leurs stratégies dilatoires soutenues sans réserves par l'admnistration américaine, il lui rappelle en outre la feuille de route de 2003 du Quartet pour la paix au Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations unies) qui fixe à Israël l'obligation de geler la colonisation illégale des Territoires palestiniens. Une position qu'il répète avec force la semaine suivante, lors de la visite à la Maison Blanche du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Le 04 juin, lors d'un grand discours nourri de citations du Coran prononcé au Caire (Egypte), il réafirme sa volonté de rétablir les liens de l'Occident avec le monde arabo-musulman. S'exprimant sur le conflit israélo-palestinien, il n'hésite pas à parler de "situation intolérable" pour les Palestiniens qui "vivent l'humiliation d'une occupation" et appelle fermement Israël à mettre fin à la colonisation et à participer à la création d'un Etat palestinien. "L'Amérique sera aux côtés de ceux qui veulent la paix", conclut-il. Enfin, le 23 septembre 2009, lors de son premier discours devant l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, il réaffirme avec force que "les Etats-Unis ne reconnaissent pas la légitimité de la poursuite de la colonisation israélienne".

Un autre changement diplomatique important a lieu avec la Russie. Le 06 juillet 2009, Barack Obama rencontre Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine à Moscou afin de restaurer les relations américano-russes et négocier la réduction des arsenaux nucléaires. Après le projet bushien d'installer en Pologne et en République tchèque un très agressif "bouclier antimissile", la rencontre est l'occasion pour les deux grandes puissances d'exprimer leur désir de "remettre les compteurs à zéro" entre elles. D'importants progrès sont annoncés en matière de désarmement, notamment avec la signature d'un traité antinucléaire qui prend le relais de l'historique traité START de 1991. À la mi-septembre 2009, Barack Obama annonce sa décision d'abandonner définitivement le projet de bouclier antimissile élaboré par l'administration Bush. Quelques semaines plus tard, lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies, fidèle à sa vision d'un monde dénucléarisé, il présente un projet de résolution bannissant totalement les essais nucléaires.

Avec ces changements majeurs des règles du jeu international, ajouté au retrait des troupes américaines d'Irak et à une nouvelle stratégie en Afghanistan, plus basée sur la diplomatie et le développement économique que sur les opérations militaires, Barack Obama consomme définitivement la rupture avec l'ère guerrière et unilatéraliste de George W. Bush. Pour lui, "le temps est venu pour le monde de prendre une nouvelle direction [et] d'ouvrir une nouvelle ère de coopération multilatérale, basée sur un intérêt et un respect mutuels". Il rappelle toutefois que "cela ne saurait être la tâche de l'Amérique seule. Ceux qui reprochaient à l'Amérique d'agir seule dans le monde ne peuvent pas maintenant rester en attente que l'Amérique résolve seule les problèmes du monde" (Discours du 23 septembre 2009 devant l'assemblée générale des Nations Unies).

Moins de neuf mois après son arrivée à la Maison blanche, Barack Obama obtient le Prix Nobel de la Paix 2009 "pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie internationale et de la coopération entre les peuples", précise le jury.